Vivendi Universal

Vous vous souvenez probablement de Jean-Marie Messier, surtout pour le feu d’artifice Vivendi qui coïncida avec sa présidence à la fin des années 1990, début 2000. 23 milliards de pertes en 2002, ca n’est pas à la portée du premier glandu venu ! Son parachute avait lui aussi fait pas mal de bruit.
Heureusement pour la société, le ministère des finances lui accorde le régime fiscal du bénéfice mondial consolidé en août 2004. Pour résumer, ca permet aux sociétés concernées de payer moins d’impôts. Devinez qui était le ministre des finances de l’époque ? Notre (super) cher Président ! ça alors...
Déjà, en 1999, le groupe obtient environ 500 millions d’euros d’exemption fiscale pour sa fusion avec Pathé, et 750 millions pour la fusion avec Vivendi. Depuis 2004, le groupe se voit reverser par l’Etat (notre argent, donc) entre 500 et 600 millions d’euros par an, pour "éponger les dettes". Exemple pour 2008, 548 millions reversés. Bénéfices avant impôts du groupe: 4.7 milliards.
Pour couronner le tout, le régime fiscal privilégié du groupe a été renouvelé pour une durée de trois ans le 13 mars 2009. Merci beaucoup Christine Lagarde et Eric Woerth pour nos impôts !
Quelques chiffres pêle-mêle: un petit million de salaire par mois pour JMM en 2002. 1.5 millions annuels de jetons de présence pour les 13 membres du conseil de surveillance en 2008. Entre 2.6 et 4 milliards de résultat net chaque année depuis 2004. Bref, un groupe qui peut clairement se passer du demi-milliard accordé par nos dirigeants avec notre argent.

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