Patrick !

Non, pas Bruel, Devedjian. Désolé les filles ;-). Notre cher ministre de la relance a déclaré "...Notre pays doit nous trouver rassemblés face à cette crise injuste que nous affrontons avec courage".
Crise injuste. C’est franchement à se demander à quel point ils se fichent de nous. Depuis des années, la recherche du profit maximum (principe de base du capitalisme, faut-il le rappeller) a induit un nombre loin d’être négligeable d’hérésies économiques et éthiques.
Des riches sans cesse plus riches. Des patrons qui empochent des millions, même quand ils ont mené "leur" entreprise à des résultats catastrophiques. Des milliers de gens se retrouvant au chomâge alors qu’ils ne coûtent à l’année qu’un centième du salaire mensuel d’un patron peu scrupuleux. Et sans lesquels le même patron n’aurait jamais pû empocher autant ! De la spéculation à n’en plus finir, qui ramène la loi de l’offre et de la demande au niveau d’une pensée de bac à sable.
Bref, il faut être réaliste, tout ceux qui en avaient les moyens ont profité tant qu’ils pouvaient du système. A plus ou moins grande échelle. Immobilier, pétrole, placements pyramidaux, prêts aux personnes non solvables, rumeurs en bourse, détournements de fonds, abus de biens sociaux... la liste est (très) longue. Ensuite, le MEDEF nous sort une n-ième fois son code éthique, jamais respecté, mais voulant prouver que le patronnat a une conscience., une éthique, et que non, les parachutes dorés, ca n’arrivera plus. Le pouvoir nous fait croire qu’il ne le permettra plus non plus (budget de l’Elysée multiplié par trois, traitement de notre super cher Président augmentant d’un rapport complètement étranger à l’inflation...).
Avec tout ça, les financiers, décideurs, politiques, responsables ayant poussé au crime tout ce qu’ils pouvaient depuis bien longtemps, insufflant une croissance qui n’aurait jamais dû exister, ne pouvaient prévoir que cela finirait par retomber, tel un soufflé raté ?
Il faut croire que non, compter l’argent injustement gagné est une activité bien trop prenante. Et tant pis pour ceux qui en feront les frais. Après tout, ils viennent de le prouver par A+B. Avec une croissance artificielle, il y’a toujours du chômage. En période de crise, c’est pire. La preuve que le capitalisme ("moralisé" ou pas) n’est pas la solution pour que nous nous épanouissions tous.
Une dernière chose, ne pensez pas que je sois anticapitaliste ou anti-patrons. je suis associé au sein d’une SCOP/SARL (les courageux lecteurs et suiveurs de liens comprendront). Le capitalisme, c’est comme la démocratie. A priori le moins pire système. On verra si l’on trouve une autre méthode d’ici quelques années...de gré ou de force.

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Ajouter un rétrolien

URL de rétrolien : https://www.quelquesmots.fr/dotclear/index.php?trackback/96

Haut de page